Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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Du terrestre et de l’eau-delà, corruption et spiritualité de l’Inde: approche bachelardienne à l’ambivalence de l’eau dans Le gardien du Gange de Guy Deleury
Tagirem Gallego García

Última modificación: 16-03-2017

Resumen


L’intérêt pour l’Orient, les voyages et la conquête mène nombreux Français à s’engager dans la Compagnie orientale des Indes. Parmi eux, Pierre Cuillier, dit Perron, le premier Français à arriver à la ville de Pouné en 1777, devient le protagoniste de Le gardien du Gange (1994), du prêtre jésuite spécialiste de l’Inde Guy Deleury (1922-2015). Traditionnellement associée à la spiritualité par le regard de l’Occident, l’Inde montre pourtant ses deux visages dans Le gardien du Gange: la dévotion et la religiosité côtoient la corruption, l’immoralité et les guerres. Dans cet article, l’approche bachelardienne au symbolisme de l’eau permet de réfléchir sur la place de cet élément en Inde. Présente dans le monde des marins, moyen de voyage, élément purificateur dans le baptême et rituel aux obsèques, associée au féminin et à la sensualité, l’eau n’est pas simplement un affluent géographique, mais elle est chargée de sens. Perron, un aventurier français arrivé en Inde, avait bâti sa maison entre le Gange et la Yamouna, deux fleuves qui restent toujours des espaces sacrés dans l’imaginaire collectif, qui lient la vie et la mort, et qui ne sont qu’un miroir social, des entités qui reflètent le devenir historique et culturel de l’Inde.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2927


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