Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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1940 - 1944 : « On meurt de soif » mais les eaux sont mortes. La portée symbolique de l’eau chez les écrivains français sous l’Occupation
María Pilar Saiz-Cerreda

Última modificación: 16-03-2017

Resumen


Quand en 1940 la France devient territoire occupé, les conditions de vie se dégradent à tel point que les Français vivent en grande difficulté. Pourtant, aussi épouvantables que les conditions matérielles de vie soient-elles, rien n’est comparable à la dégradation de la vie de l’Esprit, au manque du spirituel. Les Français sont affamés, les Français ont froid, mais pire encore, les Français meurent dans l’esprit. Les Français perdent peu à peu leur identité. « C’est l’âme aujourd’hui qui est tellement déserte. On meurt de soif », s’exclamait Antoine de Saint-Exupéry dans une lettre à sa mère en 1940. Et pourtant on ne peut pas s’abreuver parce qu’il n’existe que « ce marécage ». La douleur est trop forte parce que c’est le patrimoine spirituel français qui est en péril et de nombreux écrivains en sont très conscients. L’essence de la vie, l’eau claire, l’eau limpide, l’eau qui donne la vie, s’est transformée en eau de mort, « une eau qui doit s’assombrir, une eau qui va absorber la noire souffrance. Toute eau vive est une eau dont le destin est de s’alentir, de s’alourdir. Toute eau vivante est une eau qui est sur le point de mourir » disait Bachelard dans son livre L’eau et les rêves. La vie est étouffée et il n’y a que des eaux stagnantes, des « eaux mortes ». Dans cette communication je voudrais montrer comment les écrivains ressentent et manifestent cette crise, cette perte d’identité, cette mort ; et comment l’écriture est proposée comme remède, comme voie de salut grâce à la démarche autobiographique d’une manière spéciale. L’écriture deviendra le seul endroit où aller pour s’abreuver.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2977


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