Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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Prise de parole et quête de liberté : les espaces de l’eau dans Aïcha de Yamina Benguigui.
Ahmed Haderbache

Última modificación: 16-03-2017

Resumen


Aïcha est une série française de quatre téléfilms de Yamina Benguigui réalisée entre 2008 et 2011. Aïcha est une jeune française d’origine algérienne habitant dans une cité de la banlieue parisienne. Les différents épisodes nous retracent son parcours personnel et sa lutte sociale au quotidien, tout comme ses rêves et ses aspirations, dans une cité où diverses communautés cohabitent sous le regard des autres. Elle cherche son indépendance par le biais d’un positionnement identitaire qui s’oppose aux principes du mariage traditionnel, sans renier pour autant entièrement aux traditions familiales. En effet, cette Shéhérazade des temps modernes du périphérique parisien essaie de faire valoir ses propres normes face à la rigidité des préceptes de la communauté à laquelle elle est appartient. C’est dans des espaces liés aux rituels de l’eau que ces désirs et ces ambitions se rendent visibles. Ainsi, tout au long des quatre épisodes, le hammam devient un lieu de liberté pour Aïcha et toutes ces femmes de tous âges, religions et origines qui tâchent, grâce à une prise de parole au féminin, de résoudre les problèmes des ces êtres oubliés par l’État : le racisme vis-à-vis des jeunes diplômés issus des différentes générations d’immigrés, la sécurité dans les cités ou les mariages mixtes. C’est également au salon de coiffure entre deux shampoings que d’autres conflits interpersonnels et interculturels vont trouver des solutions. Les espaces, liés aux rituels corporels de lavage et de mise en beauté entre femmes où l’eau est un élément central, deviennent de la sorte des lieux privilégiés de prise de parole et de quête de liberté.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2998


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