Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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Les paysages aquatiques des symbolistes belges ou les « paysages de l’âme »
Caterina Da Lisca

Última modificación: 16-03-2017

Resumen


Avec l’épanouissement du symbolisme l'art et la littérature « font de l’eau partout ». Ce n’est pas pour mettre en valeur un simple décor paysager ou un phénomène naturel que les écrivains insistent sur cet élément naturel ; c’est plutôt pour en faire un sujet littéraire plein de valeurs sémiologiques originelles différentes de celles véhiculées par le baroque, le romantisme ou le naturalisme.

Le baroque se centre sur les effets d’illusion, du monde renversé et d’une nature rhétorique ; le romantisme prône l’élan sublime par l’expression des paysages-états d’âme caractérisés par l’océan indomptable, la mer agitée, les lacs ou les rivières toute puissantes. Le désir d'espace des symbolistes se dirige vers les profondeurs aquatiques; ils s'étalent vers la quête de l'absolu et l'exploration d'un « autre monde », celui de l'inconscient. Ils établissent une correspondance entre le référent liquide, son idée, son double intérieur et l'image chargée de l'exprimer, tout en faisant recours aux rêveries éveillées qui se produisent devant les miroirs des eaux. L'homme perçoit la nécessité de sonder et de contrôler la nature du « dehors » et du « dedans ». Cela va de pair avec l'évolution du concept de paysage : à la fin du XIXe siècle, les écrivains abandonnent la représentation positiviste et mimétique du monde pour créer des paysages intimes symboliques, tout en explorant les potentialités de l'activité onirique et de la rupture du plan cartésien. Les propriétés déformantes de l'eau calme, stagnante confondent les bornes, figent le temps, mettent en communication le haut et le bas, englobent le tangible et l'impalpable jusqu'à la dissolution des matières.

Notre communication se propose d’approfondir cette question et d’explorer les évolutions et les singularités des thématiques engendrées par ces eaux que l’on dit « dormantes » au sein des lettres françaises et belges francophones Fin de siècle.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.3055


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