Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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Des eaux qui embellissent : les fontaines dans le Nouveau Voyage en Espagne (1782) de Peyron
Irene Aguilá-Solana

Última modificación: 16-03-2017

Resumen


Jean-François Peyron a été secrétaire d’ambassade à Madrid entre 1777 et 1778. Ce poste et son érudition lui ont permis de publier, deux ans plus tard, un ouvrage portant sur un grand nombre de thèmes particuliers au pays qui l’accueille.

Parmi les sujets qui attirent son attention, se trouvent les mers, les fleuves et rivières, les sources, cascades et ruisseaux, auxquels il se réfère lorsqu’il s’occupe de l’hydrographie espagnole. De même, des aspects concernant l’art, l’épigraphie ou la beauté ornementale des fontaines créées par la main de l’homme sont mis en relief. Ces aspects-ci feront l’objet de notre étude sur la symbiose décorative de la pierre épousant l’eau.

Ainsi, à Grenade, Peyron se plaît à décrire avec grande minutie les fontaines de l’Alhambra et à transcrire les inscriptions qui y sont rattachées. De plus, le voyageur juge admirables les bassins de la Cour des Lions et du palais du Generalife. Par contre, à Séville, il n’aime pas les jets d’eau de l’Alcazar. Aux alentours de Madrid, Peyron décrit aussi les fontaines qui ornent le Buen Retiro ainsi que celles du cloître principal de l’Escurial. Une autre des constructions que le diplomate admire près de la capitale sont les jardins de la Grange, truffés de bassins. Tout en poursuivant sa route de Madrid à Cuenca, le diplomate s’arrête à Aranjuez où il parle du grand nombre de fontaines qui peuplent les jardins.

La fonction utilitaire n’est envisagée que rarement, comme il arrive avec les fontaines qui ornent les carrefours et les places de Burgos ou de Madrid. Le visiteur pense que leur esthétique est généralement décevante. Nonobstant, il est de l’avis que ce fut l’excellence de l’eau potable madrilène qui convainquit Philippe II de fixer la résidence royale dans cette ville.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.3099


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