Congresos de la Universitat Politècnica de València, XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua.

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Images de l’eau dans l’œuvre yourcenarienne
Claude Benoit Morinière

Última modificación: 20-03-2017

Resumen


L'élément le plus présent dans les œuvres romanesques et les textes autobiographiques de Marguerite Yourcenar est, de beaucoup, cette aqua permanens qui nous maintient en vie en tant que partie constitutive de notre organisme. Elle est aussi l'eau primitive qui recouvrait le « primordial et l'illimité » ; l'eau funèbre du Nil où se noie volontairement le jeune Antinoüs ; celle, tombée du ciel, qui préside à la tentative d'assassinat de Marcella en la personne du dictateur à Rome; celle, chantante, de la Fontaine de Trévi ; l'eau qui purifie Zénon lors de son bain sur la plage de Heyst ; celle de la mer déchaînée sur l'île frisonne où agonise Nathanaël, dévasté par l'eau qui emplit ses poumons; celle des fleuves canadiens parcourus par l'auteur, ou encore, les cascades d'eau qui résonnent aux oreilles de Zénon au moment de sa mort, lorsqu'il atteint finalement l'œuvre au rouge.

Chez la romancière, habituée dès l'enfance aux terres meubles et humides du nord, aux plages où elle jouait sous la surveillance de Jeanne, sa seconde mère et, plus tard, friande de croisières et de voyages transatlantiques mais fervente de la contemplation de l'eau sous toutes ses formes, il n'est pas étonnant que l'élément liquide constitue l'un des piliers de son imaginaire. â travers une analyse de ces images symboliques qui abondent dans ses textes, et plus particulièrement dans ceux de sa maturité et de la fin de sa vie, nous tenterons de montrer la richesse et la variété des représentations de l'eau dans la majeure partie des textes yourcenariens.

DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.3180


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